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Renaud Pons

 


 

Crédit photo Rocci Semmer

De passage à la Shaper House à Biarritz, La Grange du Shaper s’est arrêtée boire un café avec Renaud…

 

La Grange du Shaper : Quand et pourquoi as-tu commencé à shaper ?

Renaud : Après avoir fait quelques réparations personnelles, j’ai commencé à shaper en 2012. Passionné par le surf et ayant toujours adoré bricoler, j’avais envie de savoir ce qui se cachait vraiment derrière les planches que je ridais. Mieux, je voulais en maîtriser chacun des aspects! Depuis, j’adore expérimenter, tester de nouveaux shapes ou de nouvelles techniques. J’ai d’ailleurs gardé la toute première planche que j’ai réalisé, et je m’amuse régulièrement à l’inspecter sous toutes les coutures !

 

LGS : D’où viennent tes influences ?

Renaud : De Tui, Rose et Colette, mes chats ! De véritables petites panthères Ahahah ! Non, sans rire !

Dans un premier temps, il faut savoir que je suis opticien de formation, et j’ai suivi des études d’ingénieur, ce qui me confère, je crois, une vision vraiment cartésienne, mathématique et logique dans la confection des planches. J’adore jouer sur la géométrie de celles-ci par exemple et être toujours en quête de nouvelles idées. Ensuite, j’aime me plonger dans les vieux magazines de surf des années 60, 70 et 80 ou sur internet à la recherche de modèles old school à remettre au goût du jour. J’ai parfois même la chance de tomber sur des planches d’occasion de cette époque que je m’offre, c’est en quelques sortes mon budget R&D ! On peut pour ainsi dire que les shapers de cette époque m’inspirent énormément dans mon travail.

En combinant ces deux aspects j’espère parvenir à réaliser des boards d’inspiration rétro en essayant de prendre en compte les connaissances techniques actuelles.

Enfin, ma femme, surtout intéressée par l’étape du glaçage, aime parfois m’aider à me décider sur les couleurs et les finitions des boards de stock. (La Grange du Shaper aime la touche féminine)

 

LGS : As-tu « un modèle phare » ? Quel type de planches préfères-tu shaper ?

Renaud : Je fais principalement des fish (de 5’0 à 9’6 !), cependant je ne sais pas si l’on peut considérer cela comme mon « modèle phare ». J’adore, la nouveauté c’est pour ça que c’est toujours un plaisir de tomber sur un shape qui m’inspire ou d’avoir des commandes « atypiques » comme les planches asymétriques. Sinon, je trouve le shape des longues planches vraiment intéressant à travers le travail de ces longues lignes et jolies courbes.

 

Crédit photo Rocci Semmer

 

 

LGS : Fishs, asymétriques, longboards… de quoi t’inspires-tu pour les façonner ?

Renaud : Une fois de plus, les vieilles planches ! A l’époque, ils n’avaient vraiment aucune limite et n’hésitaient pas à faire des choses pour le moins étranges…

 

LGS : Quelles sont les conditions idéales pour ces planches ?

Renaud : Les meilleurs possibles évidemment ! Après, je ne m’arrête pas à un type de condition ou même un spot en particulier. Ayant vécu à Mimizan (dans le nord des Landes) quelques temps, parfois il ne faut pas faire le difficile ! En revanche, j’ai jusqu’à présent fait peu de planches pour les grosses vagues mais je ne demande pas mieux que de m’y pencher un peu plus si on me le demande…

 

Crédit photo Rocci Semmer

 

LGS : Qui rêverais-tu de voir surfer tes planches ?

Renaud : En voilà une excellente question ! Ma fille, pour commencer, qui va naître au début de l’été ! Dans un avenir plus proche, j’aimerai voir le plus de monde possible surfer mes planches pour la simple et bonne raison que cela voudrait dire que je suis parvenu à les faire adhérer à ma vision du surf. On n’est en effet pas tous faits pour envoyer de grosses manœuvres et « casser la vague ».

Je reviens d’Hawaii et là-bas, le surf n’est pas un simple sport mais véritablement un mode de vie. A l’eau on croise tous types de personnes, de tous âges, de tous niveaux et de tous styles! Ils vivent le surf au-delà même de la pratique physique et l’incluent dans leur vie quotidienne, c’est comme une évidence, un moment de communion! En partant de ce principe là je crois pouvoir dire que je rêverai de voir Duke Kahanamoku, qui incarne dans ce sens l’esprit du surf, sur une de mes planches.

 

 

 

LGS : Quel est pour toi le meilleur moment dans la réalisation d’une planche ?

Renaud : Quand je shape, je me dis que c’est le shape, et quand je glass, je me dis que c’est le glass! Ahahah! Je crois que j’adore chaque étape de fabrication d’une planche sauf peut-être le ponçage. En effet, j’adore travailler les volumes, la mousse PU et j’aime tout autant jouer avec la résine et les effets illimités que celle-ci a à offrir.

 

 

 

 

Le retour de La Grange du Shaper :

Si on devait apparenter Renaud à un animal, ce serait un castor ! (ça aurait été trop simple de dire une panthère !)

Un castor ? Oui oui vous avez bien entendu… on voit en lui ce côté méthodique, habile, technicien, inventeur et travailleur que l’on peut retrouver chez le castor. Ses planches sont imprégnées de sa personnalité. On sent une réfléxion méticuleuse et poussée dans chaque courbe et chaque détail de ses planches.

Animé par la culture surf et les ondes positives qui s’en émanent, Renaud dégage une gentillesse et un enthousiasme que la Grange du Shaper ne peut qu’adorer.

 

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Crédit photo Rocci Semmer

 


 

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Article rédigé par Camille – @Camille-lietud.

 

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